Des barrages du Québec à l’entreprise familiale : le secret des sociétés qui bâtissent…

Le mois dernier, sur la route des vacances, un de mes fils, taquin, mit de la vieille musique québécoise des années ’70 : Harmonium, Paul Piché, Claude Dubois.. Il savait comment me faire sourire.

Dans mes souvenirs, cette société québécoise de ces années-là était vibrante de projets, de réalisations, de passions, sportives, politiques, culturelles. 

Je me souviens de cette phrase forte : « Au Québec, on est passé d’un peuple de porteurs d’eau à un peuple de constructeurs de barrages ».

Et il vrai que les chantiers hydroélectriques gigantesques (Manic, Baie-James etc.) avec des premières mondiales, ont redonné de la fierté aux Québécois.

Tout comme les jeux olympiques de ’76, le développement économique d’entreprises mondialement reconnues (Québec Inc.), puis l’arrivée du Parti Québécois, même s’il ne contentait pas tout le monde, reflétait cette ferveur qui animait le Québec. Oui on peut dire que c’étaient des années intenses et passionnantes.

Qu’est-ce qui fait qu’une société, à un moment de son histoire, avance, parfois plus qu’une autre, qu’elle semble animée d’une énergie communicative, qu’elle fait l’admiration ou l’envie ?

Et peut-on transposer ça dans une entreprise ?

J’avais l’honneur et le plaisir d’être invité en juillet dernier aux 50 ans du Groupe Le Duff à Rennes, dans les jardins du magnifique siège social.

Les festivités étaient brillamment réglées au millimètre par Edouard de Tinguy. Et oui il y avait des visages épanouis, joyeux, une saine fierté parmi de nombreux invités, membres du Groupe Le Duff, amis et proches. Et il y a avait l’équipe dirigeante, Maryvonne Le Duff, Arnaud Guillou, Philippe Morin et, bien sûr Louis Le Duff, le patron-fondateur qui passait saluer les convives, lorsque le temps lui permettait.

Alors, qu’est-ce qui fait qu’un groupe familial avance ? L’énergie du dirigeant, sa capacité à s’entourer de personnes qui partagent son rêve et contribuent à le réaliser avec lui ? Dernièrement à St-Malo, un cadre du groupe nous confiait ceci : « Un jour Mr Le Duff nous a fixé des objectifs élevés. On les a même jugés un temps inatteignables. Et au final on les a dépassés. Mais on ne les aurait peut-être pas atteints s’il n’avait pas mis la barre aussi haut ». 

Une des clefs des entreprises familiales est bien sûr la transmission, mais pas seulement celle de l’entreprise, des actions, mais aussi et surtout des valeurs qui la compose, de sa culture, afin que le rêve se poursuive.


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